Autre extrait - Parodie du magazine La Semaine

Marc Blondin, des Conditions de ski

« L’épinette qui m’a sauvé la vie »

« Mes-names messieurs, bon ski! ». C’est par ce grand cri du cœur que l’illustre Marc Blondin avait autrefois l’habitude de terminer ses légendaires capsules portant sur les Conditions de ski. Toutefois, un grave accident et la popularité grandissante d’Internet ont contribué à le repousser dans l’ombre depuis quelques années. Aujourd’hui animateur à la lutte sur les ondes de RDS, Marc Blondin a accepté de nous rencontrer pour partager ses souvenirs et ses projets à venir.


Grand chouchou des téléspectateurs, autant sur les ondes de TVA, de RDS et de Météomédia, son travail a longtemps fait de lui une superstar et l’a mené vers les plus hauts sommets.


Marc, explique-nous comment tes problèmes ont commencé.

Plus jeune, je me prenais vraiment pour le roi de la montagne. Dans tous mes projets, on peut dire que j’étais en contrôle, que j’étais assis dans le siège du remonte-pente. Mais ma carrière a pris la pente descendante - plus particulièrement la pente experte trois losanges avec des grosses roches coupantes - lorsque mes capsules des Conditions de ski se sont ajoutées au long palmarès des victimes d’Internet. Pendant cette descente quasi fatale, ma carrière est entrée en collision avec une épinette sournoise qui m’a servi la prise de la corde-à-linge.


Il semble que cet incident ait changé votre conception de la vie…

Oui. C’aurait été facile d’en vouloir à cette épinette, de la blâmer pour tous mes problèmes. Mais plutôt que de me détruire en cultivant ma haine… la comprenez-vous… cultiver, épinette?… bref, à la place, j’ai décidé de pardonner à mon agresseure et de remonter la pente moi-même. C’est ainsi que peu de temps après mon traumatisme crânien, je suis retourné sur les lieux de l’incident pour discuter avec l’épinette.


Comment vous a-t-elle reçu?

Au départ, elle était craintive; elle ne me croyait pas que je l’avais pardonné. C’est pour ça qu’elle a essayé de me sacrer des coups de barre à clous dans la face. Juste comme elle grimpait sur la corde du chairlift pour me sauter dessus, je lui ai expliqué que j’avais la foi en Jésus. Tout à coup, son attitude a changé. Je dirais même qu’une complicité installée entre nous. C’est à ce moment qu’elle a décidé de m’initier aux secrets de la lutte. Dès lors, j’ai trouvé en ce sport hautement intellectuel une nouvelle passion qui m’a redonné la joie de vivre. Dans mon cœur, je venais de troquer le télésiège pour la chaise pliante.


Avez-vous eu de la difficulté à vous trouver un nouvel emploi dans ce domaine?

Oui, énormément. J’ai commencé par offrir mes services comme animateur pour la lutte à RDS. Pas de chance, la madame qui a l’air bête au comptoir de réception m’annoncé que le Réseau des Sports, dernier bastion de la lutte télévisée québécoise, venait tout juste d’abandonner la diffusion des matchs. Ça a été un autre gros choc pour moi. J’ai encore dû repartir à zéro. Non seulement je n’avais plus d’emploi, je peux aussi dire que je n’avais plus d’estime de moi-même. J’ai alors développé une dépendance à la bière d’épinette, qui m’a fait réaliser que j’avais encore l’épinette dans la tête. Et pas seulement à cause des épines que notre collision m’avait laissées dans le front. C’est vraiment bizarre… j’avais comme une petite voix en-dedans de moi qui me disait d’aller la revoir.


Ce que vous avez fait?

Oui. C’est une décision que je n’ai jamais regretté puisqu’en racontant mes problèmes à ma conifère confidente, je me suis rendu compte qu’elle était en fait le sapin de Noël de Gerry Frappier, président de RDS. Généreuse de ses contacts, l’épinette a tôt fait de m’organiser un blind date avec lui dans un souper-spaghetti à Blainville. Autant pour moi que pour Gerry Frappier, ça a tout de suite été le coup de foudre professionnel. Il ne m’a suffi que de 3 ou 4 boulettes de viande pour convaincre Gerry Frappier de faire revivre la lutte à RDS. Rest is history, comme disent les Chinois. Le 2 février 2005, le Réseau des sports annonçait officiellement le retour de la lutte sur ses ondes, avec moi-même comme tête d’affiche à l’animation.


Que son patron pense-t-il de la prestation de Marc Blondin?

« Marc Blondin est le profil type d’animateur que nous recherchions pour ramener la lutte sur nos ondes », de dire Gerry Frappier, qui s’est empressé de retourner notre appel pour la réalisation de cette entrevue. « Marc a l’expérience, il est une véritable encyclopédie de la lutte québécoise. Et malgré son handicap mental, il est capable de livrer une solide performance à l’animation ». Le président de RDS dit particulièrement apprécier le fait que Blondin soit une machine à générer de la controverse.


Que penses-tu de ce que ton patron a dit de toi?

(rires) C’est flatteur. Ça me rappelle la fois où j’en étais venu aux coups avec mon co-animateur en direct, laissant les téléspectateurs devant un spectacle de lutte muette pendant de longues minutes. Malgré un œil au beurre noir, la gueule en sang et une chaise pliante de coincée autour du cou, je m’étais courageusement relevé pour venir terminer seul l’animation du gala.


Justement, n’avez-vous jamais songé à sauter sur le ring?

Non, j’ai beaucoup trop peur (rires). Sérieusement, je me considère vraiment chanceux d’avoir un travail comme celui-là. Je peux provoquer les gens et dire n’importe quoi sans jamais risquer de me faire poursuivre. Au pire, je me fais varger dessus par le mollusque qui fait ma co-animation, mais ça, c’est pas grave. De toute façon, j’ai plus aucune sensation au niveau de la boîte crânienne.


Jusqu’à quel âge penses-tu pouvoir continuer à faire ce travail?

Au moins 75 ans! Avec tous les obstacles que j’ai déjà surmonté dans ma vie, je ne laisserais certainement pas l’âge m’arrêter (rires).

Incroyable, mes-names messieurs!

~ par ingenieurauteur sur avril 5, 2008.

3 Réponses to “Autre extrait - Parodie du magazine La Semaine”

  1. je cherche le smiley qui veut dire “j’me pisse dessus”, genre :-)>…
    vraiment hilarante, ta parodie
    xxx

  2. je ris encore

  3. @ la bibliothécaire: Venant d’une bibliothécaire, ça fait toujours plaisir! Merci! (en espérant que ça t’aide à mieux accepter la neige)
    http://unebibliothecairequivousveutdubien.blogspot.com/

Ecrire un commentaire